Pourquoi le métal
Une couverture métallique dure longtemps, supporte bien les cycles de gel et dégel, et laisse glisser la neige. Elle coûte davantage à l'installation et se rentabilise sur la durée. Sa réussite tient moins au panneau qu'aux pièces qui l'entourent.
Les systèmes
Panneaux à joint debout agrafés, tôle à baguettes, tuiles métalliques, tôle profilée. Ils diffèrent par l'aspect, par la façon dont ils se fixent et par la pente minimale qu'ils exigent. Tous ne conviennent pas à toutes les pentes.
La dilatation
Le métal bouge avec la température, et une toiture longue bouge beaucoup. Les systèmes agrafés le permettent par conception, avec des fixations qui laissent glisser. Un panneau vissé rigidement sur toute sa longueur travaille contre lui-même et ondule.
Les pièces de finition
Faîtières, rives, closoirs, pièces de pénétration : c'est l'atelier qui les fabrique aux dimensions du bâtiment. Une toiture métallique bien posée avec des finitions du commerce mal ajustées se reconnaît de la rue.
La neige
Une toiture métallique évacue la neige d'un coup plutôt que progressivement. Au-dessus d'une entrée, d'un stationnement ou d'un passage, c'est un risque réel. Les garde-neige se prévoient à la conception, pas après le premier hiver.
La ventilation sous la couverture
Un entretoit mal ventilé sous une toiture métallique accumule l'humidité et favorise la glace au débord. La ventilation se conçoit avec la couverture, pas séparément.
La structure
Le métal pèse généralement moins que l'asphalte, mais la charge de neige et l'état de la charpente se vérifient avant tout changement de système. Ce jugement revient à un ingénieur ou à un professionnel du bâtiment, pas au couvreur seul.
L'entretien
Peu d'entretien, mais pas aucun : vérification des fixations, des joints et des pièces de rive, et retrait des débris dans les noues. Un coup d'œil annuel suffit à repérer ce qui se répare facilement.